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Jean-Louis Giovannoni est né à Paris en 1950. Il a exercé le métier d’assistant social pendant plus de trente-cinq ans en hôpital psychiatrique. Il ouvre son œuvre poétique avec Garder le mort en 1975, livre de deuil qui deviendra un classique de la poésie contemporaine. Auteur d’une trentaine d’ouvrages chez divers éditeurs (Unes, Leo Scheer, Lettres Vives, Champ Vallon…), il compose une poésie de fragments interrogeant le malaise d’un rapport intime et extérieur au monde. Ce rapport à l’espace s’incarne jusqu’à une forme d’abstraction aérienne à la fin des années 80, avant de faire place à de nouvelles formes, entre prose et poème. Depuis les années 90, ses thèmes interrogent notamment la violence des rapports sociaux, mêlant fantasmagorie et biographie, grotesque et pulsion, dans une figuration du monde où le fourmillement de l’invisible se mêle à l’instabilité du corps personnel et collectif. Il s’occupe par ailleurs de la publication des textes inédits de Raphaële George. Lauréat du prix Georges-Perros en 2010, il a été président de la Maison des écrivains et de la littérature.
Artiste convoquant tour à tour la peinture, le dessin, la sculpture et la photographie, Lionel Sabatté déploie un imaginaire protéiforme évoquant les phénomènes liés aux manifestations du vivant et à sa fragilité. Son expression peut aller d'une figuration sensible jusqu'aux lisières d'une abstraction tellurique en s'appuyant sur des recherches de matériaux parfois inhabituels qui interpellent nos systèmes de représentation (poussières, oxydations, cheveux, peaux mortes…). Il est notamment lauréat du Luxembourg Art Prize en 2020, du prix de peinture de la Fondation Del Luca (Académie de France) en 2019, du Prix des Amis de la Maison Rouge, du Prix Drawing Now en 2017 et du Prix Yishu 8 de Pékin en 2011. Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions monographiques en France (MAMC+ Saint-Étienne métropole en 2021, Château de Chambord en 2023) comme à l’étranger, intégrant plusieurs collections institutionnelles. Il est représenté par la galerie Ceysson & Bénétière. Il a été finaliste du prix Marcel Duchamp en 2025.
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